Retour vers le futur à Paslières (Puy-de-Dôme)

La Montagne nous fait part aujourd'hui d'une initiative de la mairie de Paslières dans le Puy de Dôme insufflée par l'un des écoliers de la commune. Le principe est simple : les élèves de l'école communale qui déjeunent à la cantine sont désormais  priés d'y apporter leur serviette en tissu pour le repas.

Une idée absolument révolutionnaire à laquelle on n'avait jamais pensée de mémoire d'homme. Idée soufflée donc par le petit Marius, 9 ans, qui a pris son plus beau stylo à bille et une feuille quadrillée pour la conceptualiser. Et l'adresser donc à l'édile local, Jacques Coudour.

La lettre de Marius, 9 ans
Marius

Et là, tout le monde s'est exclamé : "Bien sûr ! c'est ça qu'il faut faire pour sauver la planète !" Et accessoirement le budget municipal. Une économie évaluée à 150€ annuels. Pas négligeable pour une commune de 1 513 habitants.

À L'Ambidextre, on ne recule devant aucun sacrifice, alors on vous explique les calculs de Marius. Les élèves se rendent en gros 39 semaines à l'école. Chaque semaine compte 4 jours de cantine. 39 x 4 = 156. L'école communale compte 134 enfants, de la maternelle au CM2, dont 80 environ mangent à la cantine. 156 x 80 = 12 480. L'histoire ne dit pas pourquoi Marius a rajouté une serviette. Peut-être celle du maire qui vient une fois par an déjeuner avec les enfants ? Bref, on arrive d'après ses calculs à 12 481 serviettes ainsi consommées et donc jetées.

Cela n'est vraiment pas bon pour la planète, il faut bien le reconnaitre.

Alors, l'idée est simple : on supprime les serviettes et chacun vient avec sa serviette en tissu. Il a fallu un petit peu d’organisation, nous précise La Montagne : prévoir une caisse pour stocker les serviettes et surtout impliquer les parents. On imagine l'air ravi des mères de famille… Pas dit qu'elles soient toutes aimables avec les parents de Marius à l'heure des mamans… Au moins, ils sauront pourquoi !

Mais « il faut motiver les enfants à avoir ce genre d’idées, souligne Marina Da Costa, adjointe en charge des affaires scolaires, toujours citée par La Montagne. D’autant que c’est une idée écologique, avant d’être économique. »

Il ne reste plus maintenant qu'à réfléchir à tout ce que l'on a abandonné au cours des cinquante dernières années. On peut penser que dès la rentrée prochaine par exemple les enfants devront avoir des mouchoirs en tissu et non plus en papier, qu'ils viendront avec leur propre timbale en argent et non plus ces affreux gobelets en plastique, qu'ils apporteront leurs couverts, etc. Il se murmure que la crèche du coin a demandé aux jeunes mères de famille de ne plus venir non plus avec des couches achetées dans le commerce, privilégiant les couches en tissu. Un appel d'offres serait en cours pour réinstaller un lavoir en différents lieux de la commune.

Merci qui ? Merci Marius !

 

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