La photo du jour

Sergio Pitamitz est un National Geographic Creative Photographer. Né en Italie en 1968, il est de nationalités italienne et française. Il a commencé sa carrière par la photographie de reportage chez Sipa Image. C'est sa curiosité envers les cultures étrangères et l'amour du voyage qui l'ont amené à se consacrer au reportage photographique.

Le 17 février dernier, il s'est rendu en excursion pour prendre des clichés de zèbres dans une vallée du parc national du Serengeti en Tanzanie, lorsqu’il a fait une découverte exceptionnelle.

Alors que des dizaines d’animaux entrent dans la clairière, le photographe remarque au milieu du troupeau un zèbre avec une tâche blanche. « Au début, je pensais que c'était un zèbre qui s'était roulé dans la poussière », raconte Sergio Pitamitz. C’est une fois que l’animal sort de l’eau, qu’il remarque que la poussière ne part pas.

Il s’empresse alors de réaliser quelques clichés de ce zèbre doré. Une découverte extrêmement rare qui révèle probablement l’existence de zèbre atteint d’albinisme partiel, confirment plusieurs scientifiques, dont Greg Barsh, généticien au HudsonAlpha Institute for Biotechnology.

Cet albinisme partiel implique chez ce zèbre moins de mélanine, un pigment naturel présent dans la peau qui se traduit par des rayures plus claires. Néanmoins, « les connaissances sur l'albinisme chez les zèbres sont très minces », précise Greg Barsh dans National Geographic. De plus, leur existence n’a pour l’instant été confirmée qu’en captivité, où une dizaines de ces zèbres vivent dans une réserve privée au parc national du mont Kenya.

Ces clichés confirment aussi que ces zèbres albinos, à la robe unique, peuvent vivre à l’état sauvage, et semblent, à première vue, être acceptés par les zèbres aux rayures noires. Ce qui ne serait pas surprenant, étant donné que les zèbres tachetés ou aux rayures supérieures à la normale, sont également acceptés par leur troupeau, indique Greg Barsh.

Néanmoins, les scientifiques mettent en garde que les zèbres partiellement albinos peuvent avoir des difficultés en matière d'auto-défense. Par ailleurs, des indices solides affirment que les rayures des zèbres serviraient à repousser les mouches piquantes. D’après l’écologiste Tim Caro, « les rayures plus claires des zèbres partiellement albinos pourraient ne pas repousser aussi efficacement les mouches que les rayures noires habituelles ».

L'albinisme total ou partiel a longtemps été étudié chez l'Homme ainsi que chez les animaux domestiques comme les souris, les chevaux et les cochons d'Inde. Néanmoins, "les connaissances acquises pour ces animaux ne suffisent pas à déterminer les effets de l'albinisme chez les espèces sauvages", ajoute Greg Barsh. Et leur caractère craintif n’aide pas vraiment les scientifiques pour leur étude.

Source

Site internet de Sergio Pitamitz : www.pitamitz.com

 

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