A Plougastel-Daoulas, en Bretagne, on attend Blake et Mortimer. (Ou d’autres volontaires.)

Noel René Toudic et Robert Faligot devant le rocher en question. Photo Fred TANNEAU/AFP

C'est par le Dauphiné Libéré, que je prends connaissance de cette information relatée par l'AFP. Les faits se déroulent à Plougastel, en Bretagne. Un concours international avait été lancé par la  commune pour trouver la vérité autour de mystérieuses inscriptions gravées sur un rocher.

Après avoir suscité un engouement inattendu aux quatre coins du globe, la mystérieuse inscription gravée il y a 250 ans sur un rocher à Plougastel commence à dévoiler son histoire.

Le maire de la commune, Dominique Cap, se réjouit :« On a fait un grand pas », après avoir dévoilé les noms des vainqueurs ex-æquo de ce concours visant à proposer une traduction de cette inscription. « On a un cheminement totalement différent mais on arrive quand même à un fond d’histoire (…), celle d’un marin qui a péri en mer et d’un proche qui a fait sculpter cette pierre en son hommage », a expliqué le maire à propos des deux hypothèses retenues par le jury de ce concours lancé par la petite commune. Pour les deux équipes gagnantes, il s’agit d’un texte en breton et les dates correspondent aux moments des faits et de la gravure.

Dès son lancement en mai 2019, l’opération baptisée opportunément « Le mystère Champollion » avait suscité l’engouement de la presse nationale, mais aussi internationale avec plus de 200 articles en français, anglais, espagnol, norvégien, allemand, italien, portugais et même japonais. Après que plus de 2 000 personnes aient demandé à participer, près de 600 d'entre elles ont en fin de compte validé leur inscription à ce concours doté tout de même d’une enveloppe de 2 000 euros.

Le jury, composé notamment d’historiens, a sélectionné deux hypothèses parmi les 61 retenues au 30 novembre.

  • La première hypothèse, avancée par Noël René Toudic, professeur agrégé d’anglais et diplômé d’études celtiques, évoque un soldat, Serge Le Bris, qui aurait péri en mer lors d’une tempête. Un autre soldat, Grégoire Haloteau, se serait chargé de graver le texte en honneur du disparu.

« …Serge est mort quand mal exercé à ramer l’an dernier son bateau fut retourné par le vent… », propose notamment le professeur, qui juge sa proposition à «80 % exacte».

  • La seconde, émise par Roger Faligot, reporter et écrivain, et Alain Robet, dessinateur et auteur de BD, mentionne une personne exprimant sa colère contre les responsables de la mort d’un ami.

 

Situé sur une grève accessible uniquement à marée basse, le rocher est entièrement gravé sur l’une de ses faces, de lettres capitales en grande majorité, mais aussi de dessins, dont un voilier avec son mât et son safran. Figurent également des dates, dont 1786 et 1787, correspondant à peu près aux années de construction des différentes batteries qui protégeaient la rade de Brest.

ROC AR B… DRE AR GRIO SE EVELOH AR VIRIONES BAOAVEL… R I ou encore OBBIIE: BRISBVILAR… FROIK…AL, à côté d’un sacré-cœur (cœur surmonté d’une croix), peut-on notamment lire sur l’imposant rocher à flanc de falaise.

Certaines parties du texte n’ayant pas pu être déchiffrées, il reste encore à tenter d’identifier les deux soldats.

La commune souhaite cependant d’ores et déjà mettre en valeur le rocher en le rendant plus accessible et en en faisant une reproduction destinée à son Musée de la Fraise et du Patrimoine.

Voici une image un peu plus précise du fameux rocher :

On se prend à rêver que Blake et Mortimer se penchent sur cette enquête.

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