COLLAges : retour sur l’exposition Denis Gaydier à l’antilope à Lyon

Vous l'aurez compris, la journée était bien occupée pour L'Ambidextre, hier vendredi. À peine remis de nos émotions, nous voilà filant à la galerie l'antilope à Lyon 6°. Chose promise, chose due.

Hier, soir, c'était le vernissage de l'exposition COLLAges de Denis Gaydier.

Et ma foi, nous n'avons pas été déçus.

Soyons clairs, nets et précis pour ne pas tromper notre lectorat. Gaydier, il faut aimer. C'est un style très particulier et très personnel, comme je vous l'ai déjà expliqué. Son truc à lui, c'est le collage.

 

Au moins le nom de l'exposition n'est pas trompeur. Ici, il nous est donné d'admirer une cinquantaine de Rêves, tous numérotés en chiffres romains, sans doute une ruse pour vérifier le niveau de latin de son public qui s'y perd un peu au moment d'indiquer sa préférence voire carrément de poser une option. Imaginez un peu le Monsieur qui veut réserver le Rêve 55 et qui se retrouve avec le VL ! Heureusement, l'hôte qui est aux petits soins avec ses invités vérifie qu'il n'y ait pas d'ambiguïté.

Les tableaux de Gaydier sont une invitation à l'imagination. C'est là où je dis que cela peut plaire ou ne pas plaire. D'ailleurs, les réflexions des convives sont amusantes, chacun y allant de son interprétation personnelle. "Il y a un petit côté Blake et Mortimer !" L'autre : "Ah ? moi, je trouve qu'on dirait plutôt l'autre, là, avec son chapeau, là, euh…. si, tu vois, l'autre, là, on adooore…" "Ah ! ouiii ! Indiana Jones ?!" " Oui, c'est ça, Indiana Jones !" "Ah oui ! Tu as raison !"

Plus loin, Madame aime beaucoup le bison, là, qu'une autre cinq minutes plus tard trouvera au contraire trop grossier. Bref, chacun se fait son idée propre. Et c'est cela qui est chouette.

On y resterait des heures, mais il y a trop de monde pour le vernissage. La galerie est intimiste. L'artiste nous avait prévenus. Alors, il faut un peu jouer des coudes pour s'approcher des œuvres. Dehors, une pluie fine tombe sur Lyon, et pousse les gens à rentrer. C'est le moment que nous choisissons pour partir, non sans avoir salué (du coude, hein ? pas de poignée de mains) Denis Gaydier. Il est manifestement ravi du tour qu'il joue à chacun des invités en les faisant s'interroger sur le sens de chacun de ses rêves.

Jusqu'au 10 avril 2020 à la Galerie l'antilope – 99 rue Bossuet – 69006 LYON

 

 

Photos : L'Ambidextre

 

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