Waouh !

Chers lecteurs de L'Ambidextre, je vous dois un aveu. Je me suis laissé emporter. Le 20 février dernier, je vous ai menti. Oh ! pas un grand mensonge. Un mensonge par omission. Un de ceux que l'on se pardonne facilement à soi-même, vous savez (?). Lors d'un précédent article où j'introduisais la vidéo d'un encrage de Victoria par Carole Chaland, j'ai écrit ces mots, dont je ne suis pas fier aujourd'hui :

C'est le 26 février prochain, donc dans 6 jours aujourd'hui, que paraitra chez Glénat l'album de Carole Chaland et Clotilde Bruneau, Hippolyte. Glénat qui nous présente ainsi ce qui s'annonce comme un petit chef-d'œuvre(.)

En fait, tout ça, c'était des conneries…

Confiteor.

Je viens de refermer la dernière page de l'album de Chaland et Bruneau (zavez vu, je me la joue pro de la critique, ce que je ne suis surtout pas – ce qui fera l'objet de mon prochain article -.). Je suis encore sous le coup de l'émotion.

Non, Hippolyte n'est pas un "petit chef-d'œuvre". C'EST un chef-d'œuvre. Un Chef d'oeuvre, on le reconnait à l'alliance magique entre un metteur en scène et ses comédiens. On est subjugué par l'image, le scénario, le jeu des acteurs, la musique, l'ambiance, la couleur, les bruitages. Bref, tous nos sens sont emportés.

Eh bien ! voilà… Hippolyte, c'est ça. Version bd.

Le scénario est vraiment bien ficelé, les personnages sont vraiment attachantes. Le dessin est juste Waouh (d'où mon titre), mais l'histoire est aussi vraiment prenante et haletante. Il y a un côté western, bien sûr, mais les chevaux ne sont pas omniprésents. Il y a des Bang et des Tap Tap, des Baoum, mais pas toutes les 5 cases, non plus, l'équilibre étant bien respecté, comme cette répartition entre pages à fonds noir puis blanc et réciproquement.

On aimerait avoir pu accéder à la construction de ce petit bijou, chose qu'il nous est donné d'apercevoir en fin d'ouvrage. Quand on est presbyte comme moi, c'est un peu limite, alors j'ai demandé à mon fils de me raconter ce qu'il lit là dans ce pavé tout sombre et flou, et là, il me raconte, et j'imagine. Comme Augustina… J'ai fait attention à ce qu'il ne tombe pas sur les pages 62 et 63, qui empêchent cette merveille d'être destinée à tout public. (Cela constitue un regret personnel.)

On a vraiment hâte de lire la suite, car on a du mal à penser que suite il n'y aura pas. Et quand on les voit toutes les deux, l'une à côté de l'autre, à dédicacer leur merveille, on a du mal à penser aussi que l'affaire n'est pas déjà bien avancée, au moins dans leurs têtes. Nous, nous ne pouvons que croiser les doigts. Augustina nous doit bien cela.

 

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