Les vies de Vitas

Nous suivons depuis quelques temps Nicolas Vitas. Nous avons demandé à Paul Herfray, qui connait bien son parcours de nous le résumer en quelques lignes. L'occasion pour nous de mettre en avant un artiste de talent. L'Ambidextre

Nicolas Vitas, c’est d’abord un code couleur – orange et noir – une présence scénique massive (le gaillard vient du Sud-Ouest et ne confine que de canard) et un jeu de guitare hors-pair.

Venu du blues et du rock des 50’s, Vitas a écumé les bars et les expériences de groupes avant de se lancer, sur le mode d’Astafort, la pépinière de Cabrel, dans la chanson française, d’abord avec un premier album éponyme un peu bavard et burlesque, puis, en affinant texte et mélodie, dans un travail de composition qui fait mouche pour les autres (Guillo, Alain Védèche…) et pour lui-même. Une longue tournée en duo avec Gérard Védèche (Dobro et lapsteel) permet de roder des chansons tantôt tour-de-force (le nougaresque « Ce que je voulais dire(1) », tantôt fragiles (« Nous pourrons toujours courir » et son sublissime « Pêcheur de centimes»(2)).  

Depuis quelques années, maintenant, Vitas a posé la guitare acoustique, rebranché la Gretsch et parcourt des salles plus grandes et mieux fréquentées avec Monsieur Bosseigne, feel-good fifties rock’n roll fuckin’ Band, qui met le feu sur scène et fait bouger n’importe quel popotin, même le plus réactionnaire, enchaînant le « You never can tell » de Chuck Berry – sa gestuelle éternelle de Travolta/Thurman, V des deux doigts à l’appui – Eddie Cochran, Sam Cooke/Otis Redding… De la joie, de la réminiscence à gogo, et un premier EP professionnel – « Kind of Shiva », remarquablement équilibré – avec des compos du même genre, dont un « Tandoori(3)» qui reste en tête toute la journée…

 

En plus de ça, le Sieur Vitas a vu paraître son premier ouvrage, récemment, aux Editions Le Réalgar : « Céphalées (4)», 70 pages de fragments autour de l’AVC et de la condition d’un homme rendu à sa fragilité et à l’action de ceux qui vont le sauver. Sans pathos, avec une distanciation teintée d’humour et d’émotion.  Les ingrédients vitassiens.

Paul Herfray

 

 

 

Premier extrait de l'album "A Kind of Shiva" Réalisation clip : Stéphane Grenet (Mustang&Cie)

 

TANDOORI
(N Vitas / T Schott – G Védèche – N Vitas)

There’s a strange place somewhere in the south of London
In the far end of a dark street
Where ever people do come from
They love this place to come and eat
Tandoori

There’s a man here that’s not so common
Well he’s the man if you come here
With a Sikh beard and a turban
And a big smile that you might fear
When he’s cooking tandoori

 What’s so special about his food?
 Nobody knows but you can see
 Anytime of the day some fool
 Is always queuing up for a meal
 Tandoori

I chose the spicy red chicken
Truth is that’s what he chose for me
When it came out from the oven
He said I could have it for free
Tandoori

 And now I’m dancing and bouncing
 Look at me shaking on my knees
 Invoking people to join in
 Come here with us everybody!
 Tandoori

________________________________

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *