Le son du jour : Jean-Baptiste Lully

Nous vous proposons un extrait musical en lien avec ce jour : le Miserere de Jean-Baptiste Lully (1664) pour petit chœur, grand chœur et orchestre.

Le psaume 50 (« Miserere mei Deus ») fut composé par David afin d’exprimer son repentir après un péché particulièrement grave : Urie, officier hittite, avait une femme dont le roi d’Israël s’était épris. David ordonna que l'on mette Urie en première ligne de la bataille de Rabba contre les Moabites afin qu'il meure : « Mettez Urie en première ligne au plus fort de la bataille, puis reculez derrière lui, qu'il soit frappé et qu'il meure. » (2Sa 11. 1-26). Plus tard, le prophète Nathan, au moyen d’une parabole, lui fera prendre conscience de la gravité de sa faute.

Le Miserere est un psaume parmi les plus connus de la liturgie catholique. En effet, il accompagne chaque temps de pénitence. En ce Samedi Saint, il est récité pour la dernière fois au début de l’office de laudes comme ce fut le cas pendant tout le carême.

On connaît surtout la version du psaume 50 d’Allegri. Découvrons en ce jour celui de Lully, certes plus théâtral, mais non dénué de ferveur religieuse. Le texte de David, particulièrement riche, permet à Lully d’aborder toute une palette de sentiments chers à l’époque baroque : la plainte, la peur, la douleur, la noblesse, la victoire… « Je ne crois point qu’il y ait d’autre musique dans le Ciel » : c’est ainsi que Mme de Sévigné parlait dans ses lettres de ce superbe motet.

Bonne écoute !

Miserere de Jean-Baptiste Lully, La Chapelle Royale, Philippe Herreweghe

L'Ambidextre remercie l'abbé Philippe Jouachim, FSSP, 

pour son aimable autorisation de publication de ses trois articles des 9, 10 et 11 avril

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