Le son du jour : Jim Croce

Le son du jour, c'est celui de Philippe Pelaez.

Philippe Pelaez, c'est le nom de plume que s'est choisi Alekseï Stakhanov dans le cadre de ses activités dans le monde de la bande dessinée. Âgé aujourd'hui de 50 ans, il s'est "lancé dans la BD un peu par hasard en 2013, et il fait, depuis, son petit bonhomme de chemin (…), en explorant tous les genres : science-fiction, anticipation, histoire, drame…" (source : Casterman). Aujourd'hui, le Monsieur est difficile à suivre tant ses projets sont nombreux. Tellement nombreux que lorsqu'on lui demande de les lister, il a peur d'un oublier. Ce qui ne l'empêche pas d'être enseignant en anglais et cinéma… Ce que l'on pourrait appeler un bourreau de travail, en somme. Il se murmure qu'il profite de la suspension du Top 14 pour encore plus travailler. De quoi oublier aussi la triste 10ème place du Castres Olympique (à 20 points du LOU, s'il vous plait… et même 28 du leader, Bordeaux-Bègles). Rien ne dit que le quart-de-finale de Challenge Cup contre Leicester ait lieu un jour, en plus. Son blog, De bruit et de fureur, vous en apprendra plus sur son œuvre déjà conséquente.

Il conviendra ensuite dans les prochains mois d'ajouter entre autres ces quelques albums à sa bibliographie, accrochez-vous :

  • Kid, chez Dargaud avec Javier Casado,
  • Noir Horizon, chez Glénat avec Benjamin Blasco,
  • Dans mon village on mangeait des chats (sortie en juin) chez Grand Angle avec Francis Porcel,
  • Pinard de guerre chez Grand Angle, toujours avec Francis Porcel,
  • Le Bossu de Montfaucon avec Eric Stalner aussi chez Grand Angle,
  • Chroniques américaines, chez DBDO avec Afif Ben Hamida,
  • Alter, avec Laval NG, chez Drakoo (l'album devait sortir le 2 avril… il devrait sortir en juin, avec encore quelques points d'interrogation),
  • Automne, en baie de Somme, avec Alexis Chabert, à nouveau chez Grand Angle
  • Quelque chose de froid, chez Glénat, avec Hugues Labiano (lequel attaquera le dessin après avoir fini le troisième tome du Lion de Judah.)

 

Bon, allez, je lui cède le clavier. J'ai mal aux doigts. Il vous explique les raisons de son choix.

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      Épreuve ardue que celle de sélectionner un "son" en particulier. Je mets souvent un fond musical lorsque j'écris ; il arrive que celle-ci soit en adéquation avec le genre de l'histoire que je suis en train de développer : des classiques de l'Ouest pour un western, la bande originale de "2001 Odysée de l'espace" pour de la science-fiction, etc.

Mes goûts sont assez éclectiques, mais je choisis souvent des musiques qui me plongent dans un bain émotionnel intense, qui est le moteur de mon inspiration. Ça peut aller de Danièle Liccari au groupe chilien (hélas peu connu) Inti-Illimani, en passant par du Yann Tiersen ou du Richard Strauss. Mais il y a une chanson qui revient souvent dans mes playlists, Time in a Bottle, de Jim Croce, qui eut une carrière assez courte, puisqu'il mourut dans un accident d'avion à l'âge de 30 ans.

C'est une chanson que j'ai toujours trouvée étrange… Déjà, le physique de l'interprète qui me fait penser à un péone mexicain, plus qu'un artiste à la sensibilité immense. Les couplets, assez mélancoliques, sont relevés soudain par un refrain plus entrainant. Les paroles, que je trouve sublimes, relatent du temps qui passe, des amours qui restent, et de notre condition de mortel. Elles ont une résonance assez particulière puisque la chanson sortit dans les bacs après la mort de son auteur (et très certainement en raison de la mort de son auteur…), avant de devenir un tube.

Elle a, pour moi, la même qualité que Where do you go to (my lovely) de Peter Sarsted, que j'ai découverte dans le film The Darjeeling limited, de Wes Anderson (2007), ou plutôt dans le court-métrage qui ouvre le film : Hôtel Chevalier, avec Nathalie Portman.

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Enjoy.

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