Le son du jour : Coldplay

Le son du jour, c'est celui de Régric.

Frédéric Legrain, alias Régric, est né le en Seine-Saint-Denis. C'est à l'âge de 7 ans qu'il s'est créé ce pseudo, âge auquel il rêvait déjà de devenir dessinateur de BD. Il  est aujourd'hui effectivement devenu dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée. Il a appris son métier en copiant des modèles, notamment des comics américains, puis des maîtres de l’école franco-belge, à commencer par Hergé, puis Bob de Moor, E.P. Jacobs, Jacques Martin et Roger Leloup. En 2003, il a proposé ses services à Jacques Martin, qui l’a alors testé pour les nouveaux Voyages de Lefranc, la collection didactique sur l’aviation. Bingo ! Il réussit l’examen de passage et réalise ensuite les trois albums de cette série. Le comité Jacques Martin lui a alors proposé de reprendre, après Gilles Chaillet, Christophe Simon, André Taymans et Francis Carin, la série Lefranc. Le T.20, Noël noir, paraît en 2009 sur un scénario de Michel Jacquemart. Il travaille actuellement sur la 31ème aventure de Lefranc, La Rançon. Sa parution est annoncée pour le mois de septembre, si la suspension actuelle des sorties n'entraine pas un effet domino dans les dates de publication. Alix Mag a publié il y a quelques jours un entretien avec l'intéressé qui revient sur ce projet en cours de finalisation.

Mais le moment est venu pour Régric de nous expliquer les raisons de son choix.

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        Mon travail d'auteur de bandes dessinées m'astreint à de longues heures de présence à mon bureau, mon attention centrée sur un rectangle de papier qu'il va me falloir remplir d'images ayant quelque chose à dire. Cette solitude dont je me suis fait une amie, il m'arrive presque toujours de l'accompagner de musique.

J'écoute beaucoup de bandes originales de films qui ont cette capacité de raviver à coups sûrs des souvenirs visuels de séquences marquantes en cinémascope. Les musiques de westerns sont, pour ça, parmi les plus efficaces. Ennio Morricone, ou Hans Zimmer dans un autre style, ont composé des morceaux d'anthologie. Ils m'accompagnent souvent…

Néanmoins, depuis quelques mois, j'écoute très souvent un morceau de Coldpay intitulé « Fly on » dans sa version allongée de 8 minutes et 46 secondes. Cette cascade légère de notes au piano a quelque chose d'envoûtant, voir d'hypnotique.

Cette chanson a ce pouvoir de me relaxer dès les premières notes et de me permettre de glisser vers la concentration qui m'est nécessaire pour travailler. Elle évoque les oiseaux et leur liberté insolente à partir haut dans le ciel tandis que nous, humains lourds, sommes cloués au sol. Tout ça peut paraître un peu banal mais j'y vois ou plutôt je devine comme une parabole du passage de la vie à la mort. Le jour ou l'on part, le corps restant au sol et que l'on s'envole vers autre chose… Qui sait ! Peut-être n'est-ce qu'une interprétation toute personnelle mais après tout, pourquoi pas ? C'est bien là la force de la musique…

En tout cas, est-ce à cause de cette chanson ?… mais j'ai tendance à dessiner davantage d'oiseaux dans mes pages de bandes dessinées depuis quelque temps. De l'espace ! De l'air !

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Enjoy.

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