Le son du jour : les Bee Gees

Le son du jour, c'est celui d'Ariel Portilla

Cela semblera être un pléonasme aux yeux des footeux, Ariel Portilla est Argentin et comédien. Il habite à Hurlingham, Buenos Aires. À ces milliers de kilomètres de distance, il était compliqué de faire bien connaissance. Sans compter la barrière de la langue. Alors, je lui ai demandé de se présenter. "Je vis en Argentine, un pays détesté par beaucoup et aimé par les autres. Les gens pensent que le tango est dansé ici tout le temps et la vérité est que cette musique a longtemps été oubliée. J'ai 34 ans, je suis écrivain, acteur, dessinateur et humoriste. Parfois, j'ai du mal à faire tout ce que je veux parce que je suis aussi le père d'une belle fille de 2 ans, mais je parviens toujours à ne pas arrêter de faire ce que j'aime tant. J'étais dans des émissions de télévision, j'ai joué un caméo (un camé en français dans le texte) pour un film Netflix, j'ai interviewé de grands dessinateurs de mon pays. Le week-end, je lis des histoires sur les places et dans les parcs, tout ça dans la même vie... Je suis heureux, je suis reconnaissant pour tout ce que j'ai pu faire et pour tout le bien qui est à venir." Pour rappel, L'Ambidextre avait mis à l'honneur un Dessin qu'il avait publié sur Facebook. (voir ici.)

Mais le moment est venu pour lui de nous expliquer les raisons de son choix.

"

           C'était difficile de choisir une seule chanson. Après y avoir réfléchi pendant un moment, je me suis décidé. Ces sons me ramènent à mon enfance, à certaines conversations que j'ai eues avec mon père, qui m'a toujours conseillé de prendre la vie d'une manière plus sérieuse. Je ne l'ai jamais écouté et je ne le regrette pas. J'ai toujours aimé faire rire les gens, mais j'avoue qu'il y a des moments où j'aurais aimé ne pas le faire.

           Au fond de lui, il voulait qu'ils réalisent que sous le maquillage de clown se trouvait une personne ordinaire, qui riait mais pleurait aussi dans le noir et se mettait en colère quand les choses n'allaient pas bien. Les paroles de cette chanson ne seront jamais démodées car il y aura toujours des gens que nous considérons comme des farceurs et ces gars cachent généralement des choses derrière tant de dents. Aujourd'hui, j'ai appris à exprimer ce que je ressens, je ne me tais plus.
 

           Cela a pris beaucoup de temps, mais me voici.

"

Enjoy.

Aquí está el texto original que Ariel Portilla me envió en inglés:

"My name is Ariel Portilla. I live in Argentina, a country hated by many and loved by others. People think that tango is danced here all the time and the truth is that this music has long been forgotten. I am 34 years old, I am a writer, actor, cartoonist and humorist. Sometimes I find it difficult to do everything I want because I am also the father of a beautiful 2-year-old girl, but I always manage not to stop doing what I love so much. I was in television programs, I made a cameo for a Netflix movie, I interviewed great cartoonists from my country, on weekends I read stories in squares and parks, all in the same life. I am happy, I am grateful for everything I could do and for all the good that is to come.

It was difficult to choose just one song, after thinking about it for a while I decided to do this. These sounds take me back to my childhood, to certain conversations I had with my father, who always advised me to take life in a more serious way. I never heard it and I don't regret it. I always liked to make people laugh, but I confess that there are times when I would have liked not to. Deep down, he wanted them to realize that underneath the clown makeup was an ordinary person, who was laughing but also crying in the dark and getting angry when things were not going well. The lyrics to this song will never go out of style as there will always be people we see as pranksters and those guys generally hide things behind so many teeth. Today I learned to express what I feel, I am no longer silent. It took a lot, but here I am."

 

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