Le son du jour : King Crimson

Le son du jour, c'est celui de Didier Ray.

La vocation du dessin et de la narration de Didier Ray naît très tôt. Après un DEA en psychologie génétique, il abandonne les sciences humaines en cours de doctorat et enseigne le français à des réfugiés politiques. Mais il finit par se consacrer uniquement au dessin et au graphisme. Il débute dans la BD comme coloriste des premiers albums de Denis Merezette (Chetville) avec qui il retravaillera sur le tome 4 de Sienna près de 30 ans pus tard. Il participe aussi à des collectifs BD aux éditions Vents d’Ouest (Istérix) et Planète BD (Les aventures de Spaghetti et Zambono). Pendant plusieurs années, il conçoit des collections de dessins à colorier en relief-velours et travaille sur des licences Disney, Copains de la Forêt et Marsupilami. Il réalise Le pouvoir d’achat aux éditions BAC@BD, en tant que dessinateur et coloriste. Il collabore régulièrement avec le dessinateur Uderzo (Marcel, pas Albert : ils sont frères) et avec lui a participé à plusieurs albums des éditions Idées+, comme coloriste et dessinateur. Un tour sur le site de BD Fugue vous donnera un aperçu de l'étendue du travail accompli. En attendant bien sûr la sortie au dernier trimestre du T2 des nouvelles aventures de Bruno Brazil.

Laissons à présent notre hôte nous expliquer avant qu'il ne change une vingt-et-unième fois d'avis les raisons de son choix.

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        Choix très difficile, pourquoi ce King Crimson, ce titre emblématique, pourquoi pas Come Sta La Luna de Can, Echoes du Floyd, Phaedra de Tangerine Dream, Mask de Van der Graaf Generator, MDK de Magma, tant d’autres… Une autre de toutes ces musiques qui m’accompagnent quand je dessine, peins, écris ?…
       Lorsque gamin, je « m’essayais » à la batterie sur des futs de carton de lessive, ou transformant une vieille radio à lampes en ampli guitare bricolée avec quelques bouts de bois et cordes en fil de fer, ce sont toutes ces musiques qui auraient voulu germer dans ma tête, ces sons, ces expérimentations, bizarreries sonores, mélodies étranges, dissonances, rythmiques singulières, mélopée planante… par chance d’autres les ont créées, les ont fait surgir.

       1967 à 77 (à peu près), musicalement ces séminales et miraculeuses années imprègnent mes cellules mémorielles. 1973, immobilisé avec une jambe plâtrée, j’envoie mon frère ainé acheter Dark Side Of the Moon, je sens encore le picotement surgir aux premières notes de Time, la chair de poule parcourir la peau sous le plâtre. À peine un an et le mythique Red suit, d’où est issu Starless, et ce fut le même long frisson, qui ne cesse jamais encore et encore à chaque fois que ces musiques envahissent mon espace mental.

       Faut-il donc chercher une raison à ce choix ? Un long et doux frisson parmi d’autres.

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Enjoy.

 

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