Le son du jour : Boris Vian

Le son du jour, c'est celui de Cyril Bonin.

Né le 16 mai 1969 à à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, Cyril Bonin a suivi les cours des Beaux-Arts de Mâcon, puis étudié les Arts décoratifs à Strasbourg avant de finir par une année de DESS en images de synthèse. Il a travaillé pendant deux ans dans une petite maison de production vidéo, tout en réalisant des illustrations. Son entrée dans le monde de la bandes dessinées passe d'abord par Casterman ou, de 1999 à 2004, il illustre les six volumes de "Fog" sur des scénarios de Roger Seiter, dont c'est aujourd'hui précisément l'anniversaire, soit dit au passage. C'est ainsi que paraissent donc "Le Tumulus", "Le Destin de Jane", "Le Mangeur d'âmes", "Les Sables du temps", "La Mémoire volée", et "Remember". On y découvre le Londres de 1874 et une série de crimes effroyables qui annoncent le futur Jack the Ripper (l'Éventreur pour ceux qui ne causent pas l'anglais). Son dessin s'adaptee à merveille au récit d'ouverture de la série "Quintett", que scénarise Frank Giroud , "L'Histoire de Dora Mars" chez Dupuis. "Quand souffle le vent", avec Laurent Galandon parait ensuite chez  Dargaud en 2009. Après plusieurs publications chez Futuropolis, Stella, son dernier ouvrage, est paru chez Glénat en 2020. Je vous en avais d'ailleurs parlé en mars. Comme je l'écrivais alors "Les premières pages proposées en ligne sur le site de Glénat donnent envie de poursuivre la lecture." Cela fera très certainement partie de mes premiers achats une fois libéré de ce confinement qui dure vraiment trop.

Mais vous n'êtes pas là pour m'entendre me plaindre. Alors voyons les raisons qui ont conduit Cyril Bonin à nous proposer cet excellent choix musical, en cette année du Centenaire qui aura, elle aussi, été bien gachée par la pandémie.

""Le cinématographe" de Boris Vian, est une chanson que j'adore.

Elle réunit de nombreux ingrédients qui me touchent… le cinéma bien sûr, mais aussi l'univers de Vian avec sa poésie, son humour et son ironie.

C'est un voyage dans le temps… Il commence par nous transporter à l'époque où les films étaient muets et accompagnés au piano par des musiciens qui improvisaient ou reprenaient des airs connus. D'ailleurs, Vian a composé pour l'occasion une musique de Charleston, un style musical qui était en vogue à cette époque. Puis, dans la seconde partie de la chanson, nous sommes à l'ère du cinémascope, où le cinéma était "permanent" et où l'on pouvait voir et revoir le même film toute la journée sans débourser un sou de plus.

Il décrit à la fois ce qui se passe sur l'écran et dans la salle dans un va-et-vient permanent qui nous donne l'impression d'y être. Les justiciers sur l'écran, la belle héroïne dont la voiture s'écrase et dans la salle les spectateurs qui frémissent, leurs mains qui se cherchent et se frôlent. C'est une véritable mise en abîme avec une histoire dans l'histoire… qui se termine comme un conte de fées teinté d'ironie.

"

Appréciez.

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