Aujourd’hui, c’est mARTdi ! / mARTEdì

Aujourd'hui, c'est mARTdi !, c'est le titre d'une nouvelle rubrique de L'Ambidextre. Sonia Aloi nous propose chaque semaine un article consacré à l'art. Parallèlement au métier de dessinatrice, elle enseigne l'art et l'image dans les collèges et lycées. Nous nous réjouissons de cette collaboration.

 

Keith Haring en 1986

Hier, c'était l'anniversaire de Keith Haring
Il est né le 4 mai 1958 en Pennsylvanie.
Déjà enfant, il est prédisposé à l'art et au dessin mais pas du tout aux règles et aux schémas (c'est sans doute pourquoi je l'aime). Bien qu'il soit soutenu par ses parents pour fréquenter les écoles d'art, Keith est très inquiet sur les chemins qu'il a empruntés, il quitte l'école plusieurs fois et préfère vivre libre et dans la misère en faisant des travaux occasionnels, mais en prenant beaucoup de temps pour dévorer des livres.
C'est ensuite à New York qu'il se retrouve à s'autoriser plusieurs loisirs mais en gardant son étude intense, C'est alors qu'il rencontre et se lie à Jean-Michel Basquiet.
Intolérant aux formes expressives et aux systèmes de diffusion artistique traditionnels, pour exprimer sa vocation, Haring choisit la scène urbaine de la ville de New York pour la vivre pleinement grâce au graffiti.

Il se montrera très sensible au thème du sida (qui avait déjà emporté plusieurs de ses amis) en créant plusieurs œuvres thématiques et en faisant partie d'un mouvement politique de lutte contre le sida, mais cela ne suffit pas pour épargner Haring, qui finira par contracter également virus. Cependant, l'artiste avait depuis longtemps accepté la possibilité d'être positif, ayant prétendu "marcher sur la ligne très fine qui sépare la vie de la mort" en raison de la promiscuité présente dans tous les coins de New York.
Son iconographie apparemment enfantine transmet des messages simples, clairs et immédiatement intelligibles abordant plusieurs questions brûlantes de son temps, telles que le capitalisme, le racisme, l'injustice sociale, l'apartheid, le réarmement nucléaire, la drogue et le sida, sans oublier pour autant d'aborder des sujets tels que l'amour, le bonheur, la joie et le sexe.

En général, j'aime toutes ses œuvres mais j'aime particulièrement TUTTOMONDO, une immense fresque réalisée en Italie en 1989 – la dernière qu'il ait faite avant sa mort – sur la façade arrière du couvent des frères de l'église de Sant'Antonio Abate à Pise.
L'œuvre est dédiée à l'humanité,  laissant un message de paix et de bonheur. Les actions réalisées par les personnages offrent des messages écologiques tels que les animaux anthropomorphes et l'homme qui soutient un dauphin, qui représente le soin apporté à la nature. Au centre de l'œuvre se trouve un groupe de 4 personnes réunies en croix pour former le symbole de Pise, la croix de Pise. D'autres personnages expriment alors l'égalité entre toutes les cultures du monde comme le petit homme qui tient un cœur à la main. Même les ciseaux humains qui ont coupé le serpent invitent l'humanité à vaincre le mal. Réalisant cette fresque en une semaine avec l'aide des étudiants et des habitants de la région, Haring reste devant la fresque et avant de s'endormir il put l'observer et se perdre dans ses propres couleurs et personnages.

Sonia Aloi

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mARTEdì di Sonia Aloi
Sonia Aloi ci offre un articolo dedicato all'arte ogni settimana. Oltre alla professione di designer, insegna arte e immagine nelle scuole medie e superiori. Siamo lieti di questa collaborazione.

Keith Haring – 1986

Il compleanno di Keith Haring ieri.
Nasce appunto il 4 maggio del 1958 in Pennsylvania.
Già da bambino è predisposto all’arte e al disegno ma per nulla alle regole e agli schemi ( per questo mi tocca amarlo). Nonostante viene appoggiato dai genitori per frequentare scuole d’arte Keith è molto irrequieto riguardo i percorsi intrapresi, lascia svariate volte la scuola e preferisce vivere libero e in miseria facendo lavori saltuari ma accumulando tanto tempo per divorare libri.
Sarà trasferendosi poi a New York che ritrova se stesso concedendosi parecchi svaghi ma mantenendo lo studio intenso, inoltre qui incontra e si lega a Jean-Michel Basquiet.
Essendo insofferente alle forme espressive e ai sistemi di diffusione artistica tradizionali, per esprimere la propria vocazione Haring sceglie la scena urbana cittadina di New York vivendola appieno grazie al graffitismo.
Si dimostrerà molto sensibile al tema dell’AIDS (che aveva già annientato diversi suoi amici ) creando diverse opere a tema e facendo parte di un movimento politico per la lotta all’AIDS, ciò tuttavia non basta a risparmiare Haring che alla fine contrarrà ugualmente il virus. l'artista aveva comunque già da tempo accolto l'eventualità di risultare positivo, avendo affermato di «camminare sulla linea molto sottile che divide la vita dalla morte» per via della promiscuità presente in ogni angolo di New York.
La sua iconografia apparentemente infantile veicola messaggi semplici, chiari e immediatamente intellegibili che riguardano diversi temi scottanti della sua epoca, quali il capitalismo, il razzismo, l'ingiustizia sociale, l'apartheid, il riarmo nucleare, la droga e l'AIDS, non mancando di affrontare anche argomenti come l'amore, la felicità, la gioia e il sesso.
In generale mi piacciono tutte le sue opere ma sono affezionata in modo particolare a TUTTOMONDO un enorme murales realizzato in Italia nel 1989 (l’ultimo che fa prima di morire) sulla parete posteriore del convento dei frati della Chiesa di Sant’Antonio di Pisa.
L’opera è dedicata all’umanità lasciando un messaggio di pace e felicità. Le azioni compiute dai personaggi propongono messaggi ecologici come gli animali antropomorfi e l’uomo che sostiene un delfino che rappresenta la cura per la natura. Al centro dell’opera è presente un gruppo di 4 persone unite a croce a formare il simbolo di Pisa, la croce pisana. Altri personaggi poi esprimono l’uguaglianza tra tutte le culture del mondo come l’omino che tiene in mano un cuore. Anche le forbici umane che tagliano il serpente invitano l’umanità a sconfiggere il male. Realizza questo murales in una settimana con l’aiuto di studenti e abitanti della zona, Haring alloggia di fronte al murales e prima di andare a dormire può osservarlo e perdersi nei suoi stessi colori e personaggi.

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