Le son du jour : Olivier Gailly

Le son du jour, c'est celui d'Olivier Gailly.

Depuis le début du confinement, Olivier Gailly sort son violoncelle et enchante ses voisins : d’un coup, le carré d’immeubles place Granclément à Villeurbanne fait caisse de résonance, et ils sont tous les jours un peu plus nombreux à mettre le nez à la fenêtre et tendre l’oreille, pour un quart d’heure de Sacré. Bach au Balcon, il fallait le faire et il l’a fait. Membre de l’Orchestre Symphonique de Confluences, il a été repéré en région lyonnaise pour ses participations hétéroclites, entre la chanson, la performance avec les compagnies Thespis, Pascoli, La fiolia ou ses prestations en solo dans les Parcs et jardins de la ville.
Là, confiné, à 17h pétantes tous les jours, il se présente au balcon, salue et joue. Qu’il pleuve ou qu’il vente. S'il avait neigé, il l'aurait sans doute aussi fait. Mais heureusement, il n'a pas neigé… Nous n'en saurons donc jamais rien. Quant à lui, il ne demande rien mais il joue.  Bach, donc, mais s’étant vite retrouvé à court de morceaux, il a tenté quelques improvisations, s’est aventuré dans la musique de film, puis est revenu à ses classiques. Peu importe, pendant un quart d’heure, tant que la batterie du portable le permet, c’est la transcendance, le lien social et culturel par les seuls effets d’un archet. "Ça n’est rien, mais c’est pour ça que c’est absolument essentiel." (d'après l'article que lui a consacré sur L'Ambidextre Philippe Giraud le 1er avril.)

Laissons-le à présent nous expliquer son choix.

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      La première fois que j’ai vu cette vidéo, j’ai eu une émotion assez profonde : une émotion poétique de par l’évidente beauté qui se dégage de la danse et du paysage, mais aussi un questionnement presque philosophique. Le passage du temps, comme la vague sur la plage, efface bien des traces de notre vie. Que restera-t-il finalement de notre passage sur terre quand le temps aura effacé jusqu’à l’empreinte de nos pas, notre empreinte sur le monde ?

      En cette période troublée, il me semble que cette vidéo nous invite au détachement.

      J’ai tellement aimé cette vidéo que j’ai voulu lui adjoindre une musique pour violoncelle seul de ma composition, pour voir ce que cela pouvait apporter au propos. La version originale est donc sans violoncelle, avec le seul bruit de l’océan.

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Voici donc la version originale :

Et à présent celle proposée par Olivier Gailly avec musique pour violoncelle seul.

Enjoy.

Mise en musique d'un film de Bertrand Guery et Thibaut Ras

Danse : Jeremy Martinez

Musique additionnelle : Olivier Gailly, violoncelle et composition

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