Aujourd’hui, c’est mARTdi ! – Oggi è mARTEdì

Aujourd'hui, c'est mARTdi ! Sonia Aloi nous propose chaque semaine un article consacré à l'art. Parallèlement au métier de dessinatrice, elle enseigne l'art et l'image dans les collèges et lycées. Aujourd'hui, elle évoque Le radeau de la Méduse, œuvre exposée au Musée du Louvre, à Paris. Dimensions (H × L) : 491 × 716 cm

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Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricalut (un peintre français que j'aime tant)

Une fois l'empire napoléonien effondré, Géricault se rend en Italie et a l'occasion d'admirer Michel-Ange et crée peu après une œuvre magnifique : le Radeau de la Méduse. La peinture raconte un épisode qui s'est produit en 1816, la frégate française Méduse a fait naufrage dans l'océan, au large des côtes africaines et seul un petit groupe d'hommes est sauvé après des jours de terribles souffrances passées sur un radeau à la merci des vagues. Le fait bouleverse et suscite beaucoup de battage médiatique, à la fois pour la tragédie elle-même, et parce qu'un capitaine français servant la monarchie restaurée depuis peu est jugé responsable du désastre, en raison de son incompétence. Lorsque le tableau est exposé au Salon de 1819, une violente polémique éclate (c'est pourquoi je dois l'aimer).
C'est un travail classique pour la composition et l'équilibre avec lesquels les corps sont disposés, chacun étudié par rapport à l'autre, tous concourant ensemble pour créer la forme pyramidale. Une œuvre avec un grand récit narratif, enrichie par la beauté des nus sculptés par une lumière bleutée dramatique. C'est un récit épique, non pas par l'ampleur de la victoire mais par l'immensité de la catastrophe.
Tout est en mouvement, le radeau – menacé par d'énormes rouleaux de vagues sombres qui sont sur le point de se fracasser sur lui – se soulève d'un côté, tandis que la voile enfle sous le souffle du vent orageux, en sens inverse. Les corps des morts sont décomposés et divergents, les nus bien que classiques soient réalistes. Le corps maintenu par le vieil homme, abandonné dans ses pensées, a toujours des chaussettes aux pieds, tandis qu'un autre pauvre corps sans vie, (en bas à droite) entre le radeau et l'eau, est destiné à disparaître dans les profondeurs de la mer. De l'autre côté, un surcroît de vie, où se mêlent anxiété et agitation, trouve son point culminant au sommet de la pyramide, où deux naufragés agitent des vêtements, c'est l'espoir des survivants : au loin, à l'horizon, presque imperceptible, on aperçoit un navire.
À voir absolument, la série de portraits que Gericault consacrera à l'asile d'aliénés. Soulignant la sensibilité de l'artiste envers le drame humain collectif mais aussi individuel. Des portraits qui soulignent la souffrance de ceux qui regardent un monde qu'ils ne comprennent pas. Les fous sont ceux qui sont différents, les marginalisés, les "irréguliers", ceux qui n'agissent pas comme les autres le voudraient. La folie et le génie, à l'époque romantique, se rejoignent.

Sonia Aloi

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mARTEdì di Sonia Aloi
Sonia Aloi ci offre un articolo dedicato all'arte ogni settimana. Oltre alla professione di designer, insegna arte e immagine nelle scuole medie e superiori.

La zattera della Medusa di Théodore Géricalut (un pittore francese che amo tanto)

Crollato il mito napoleonico Géricault si reca in Italia e ha modo di ammirare Michelangelo e poco dopo realizza un’opera meravigliosa: la zattera della Medusa. Il quadro narra un episodio accaduto nel 1816, la fregata francese Medusa naufraga nell’oceano, al largo della costa africana e solo un piccolo gruppo di uomini viene salvato dopo giorni di terribili sofferenze passati su una zattera in balia delle onde. Il fatto sconvolge e suscita molto clamore, sia per la tragedia in sé, sia perché l’opposizione liberale che ne attribuisce la responsabilità alla stessa amministrazione statale. Quando il quadro viene esposto nel 1819 al Salon scatene violente polemiche (per questo mi tocca amarlo).
E’ un’opera classica per la composizione e l’equilibrio con cui sono disposti i singoli corpi, l’uno studiato in relazione all’altro, tutti insieme concorrenti a creare la forma piramidale. Un’opera con una grande narrazione arricchita dalla bellezza dei nudi che sono scolpiti da una luce livida drammatica. E’ una narrazione epica ma non per la grandezza della vittoria ma per l’immensità della sciagura.
Tutto è in movimento, la zattera minacciata da enormi cavalloni scuri che stanno per investirla, si solleva da un lato, mentre la vela si gonfia per il vento tempestoso, in direzione opposta. I corpi dei morti sono scomposti e divergenti, i nudi seppur classici sono realistici. Il corpo sostenuto dal vecchio arreso nei propri pensieri ha ancora i calzini ai piedi, un altro povero copro senza vita in bilico fra la zattera e l’acqua è destinato a scomparire nelle profondità del mare. Dal lato opposto un crescendo di vita fatta di ansia e agitazione ha il suo culmine nel vertice della piramide dove due naufraghi sventolano dei panni, è la speranza dei superstiti: in lontananza quasi impercettibile all’orizzonte si scorge una nave.
Da vedere assolutamente la serie di ritratti che Gericault dedicherà ai pazzi del manicomio. Evidenziando la sensibilità dell’artista nei confronti non solo del dramma umano collettivo ma anche individuale. Ritratti che sottolineano la sofferenza di chi guarda un mondo che non comprende. I pazzi sono i diversi, gli emarginati, gli “irregolari” coloro che non agiscono come gli altri vorrebbero. Pazzia e genio nell’epoca romantica si fondono insieme.

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