Le dessin du jour : Mélissa Morin

 

Mélissa Morin a effectué ses études à l'école Pivaut à Nantes. Pas pour y apprendre l'orthographe, hein ? Non, l'école prépare "aux métiers des Arts appliqués ou du Dessin narratif : Motion Design Graphique, Décoration peinte, Cinéma d’animation 2D, Cinéma d’animation 3D, Bande dessinée, Illustration et Concept art". Bon, cela dit, ce n'est pas l'objet de cette rubrique, quoique… Revenons à Mélissa Morin. Née le 7 octobre 1988, elle a donc 31 ans, est originaire du pays Basque, et habite à Paris. Avant de se lancer dans la bd, elle a commencé comme designer maroquinerie et graphiste textile dans la mode. Elle a ainsi travaillé pour Zadig et Voltaire, Jean-Claude Jitrois et Barbara Rihl. Et puis elle a  décidé de changer de carrière après les attentats du Bataclan. "Ils m'ont fait réaliser que la vie était trop courte pour ne pas tenter de réaliser mes rêves. Mon premier rêve d'enfant étant d'écrire et de dessiner des histoires.", dit-elle. Son premier album, Céphéide, est sorti en juin 2019, écrit par Clotilde Bruneau, publié chez Glénat. On peut en découvrir un extrait en cliquant ici. Elle prépare actuellement un nouvel album, y assurant dessin et scénario. Encore un peu tôt pour en parler.

Venons-en au Dessin du jour. Mélissa Morin l'a publié hier sur son mur Facebook, après avoir établi un triste constat : le fait d'être une femme n'est pas forcément un atout dans le cadre du monde de la bd. Rien de neuf, penserez-vous peut-être. À raison. Depuis 1974, Angoulême n'a bien attribué un Grand prix à des femmes qu'à trois reprises : en 1982, 2000 et 2019. Si on suit l'algorithme, il faudra attendre 2039 pour le quatrième. Mélissa Morin aura 50 ans…

Ce qu'elle raconte sur son mur n'est guère édifiant : "Un scénariste m'a dit qu'il préférait travailler avec un homme sur sa bd parce que je suis une femme. Donc mon style (ne serait) pas assez viril." Et d'ajouter : "… sans même me laisser essayer". Alors, sous le coup de l'agacement – euphémisme – Mélissa nous a produit ce dessin qui ne pourra que rendre nostalgiques nos lecteurs napolitains. Maradona y a des traits "Gotlibiens", non ?  En tout cas, à L'Ambidextre, cela nous a donné des idées. En attendant plus, on voulait assurer Mélissa Morin de toute notre sympathie. C'est chose faite.

Sa page Facebook – Son compte Instagramtumblr

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Mélissa Morin ha studiato alla scuola Pivaut di Nantes. Nata il 7 ottobre 1988, ha quindi 31 anni, viene dai Paesi Baschi e vive a Parigi. Prima di dedicarsi al fumetto, ha iniziato come designer di pelletteria e graphic designer tessile nella moda. Ha quindi lavorato per Zadig e Voltaire, Jean-Claude Jitrois e Barbara Rihl. E poi ha deciso di cambiare carriera dopo gli attacchi di Bataclan. "Mi hanno fatto capire che la vita era troppo breve per non cercare di realizzare i miei sogni. Il mio primo sogno d'infanzia era quello di scrivere e disegnare storie", dice. Il suo primo album, Céphéide, è stato pubblicato nel giugno 2019, scritto da Clotilde Bruneau, pubblicato da Glénat. Puoi trovare un estratto cliccando qui. Attualmente sta preparando un nuovo album, assicurando il disegno e la sceneggiatura. Ancora un po 'presto per parlarne.

Veniamo al disegno del giorno. Mélissa Morin l'ha pubblicato ieri sulla sua bacheca di Facebook, dopo aver stabilito una triste osservazione: il fatto di essere una donna non è necessariamente una risorsa nel contesto del mondo dei fumetti. Niente di nuovo, potresti pensare. È giusto. Dal 1974, Angoulême ha assegnato tre volte un Gran Premio alle donne: nel 1982, 2000 e 2019. Se seguiremo l'algoritmo, dovremo attendere fino al 2039 per il quarto. Mélissa Morin compie 50 anni …

Quello che dice sulla sua bacheca è poco edificante: "Uno sceneggiatore mi ha detto che preferiva lavorare con un uomo nel suo fumetto perché sono una donna. Quindi il mio stile non sarebbe abbastanza virile." E per aggiungere: "… senza nemmeno farmi provare". Quindi, sotto l'influenza dell'irritazione – eufemismo – Mélissa ha prodotto questo disegno per noi che può solo rendere nostalgici i nostri lettori napoletani. Diego ha tratti "Gotlibian", giusto? In ogni caso, a L'Ambidextre, ci ha dato idee. Nel frattempo, volevamo assicurare a Mélissa Morin la nostra simpatia. E 'fatto.

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