Aujourd’hui, c’est mARTdi ! – Oggi è mARTEdì : Francesco Hayez

Aujourd'hui, c'est mARTdi !

Sonia Aloi nous propose chaque semaine un article consacré à l'art. Parallèlement au métier de dessinatrice, elle enseigne l'art et l'image dans les collèges et lycées. Aujourd'hui, elle évoque Le Baiser de Francesco Hayez.

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Aujourd'hui, tout le monde a besoin de romantisme malgré mon post-scriptum final.
Francesco Hayez est un peintre vénitien, célèbre pour Le Baiser (la première version est de 1859) et pour les messages patriotiques cryptés insérés dans nombre de ses œuvres.
Il existe quatre versions de cette peinture, la plus célèbre étant celle actuellement conservée dans la Pinacothèque de Brera à Milan. Parmi ces quatre versions, il y a de petites variations de couleur et de détails. La deuxième se différencie par la robe blanche de la dame, la troisième est une aquarelle sur papier, au lieu d'une huile sur toile comme les autres, et la quatrième se différencie par la présence d'un tissu blanc  sur les marches et le vert de la cape de l'homme.
La peinture se situe dans un contexte médiéval mais cache une signification liée au Risorgimento (*) : l'adieu du patriote sur le point de partir comme volontaire pour la guerre. Dans le hall d'un château, on observe un baiser langoureux et passionné entre deux jeunes amoureux.
L'homme est l'acteur de la scène, retenant fermement le visage et la tête de l'aimée, elle-même de dos s'abandonnant aux effusions. Le baiser est sensuel mais pas calme. En effet l'homme appuie sa jambe sur la marche, laissant voir la dague, créant ainsi une pose instable et nerveuse. Même si le baiser semble immobilisé dans un climat de suspension romantique, il est en fait éphémère ; le jeune homme quittera bientôt l'aimée. Afin d'accentuer le côté dramatique de la scène, une ombre apparaît dans l'escalier sous la voûte arquée (en bas à gauche).

Dans les années 20, le directeur artistique de la maison Pérugina, en retraitant le tableau de Hayez, crée l'image des deux amoureux de la boîte de chocolats Baci Perugina. La forme propre du chapeau de l'homme dans la peinture inspirera celle même du fameux chocolat avec la noisette en haut.
Giuseppe Nifosi, professeur d'histoire de l'art, écrit : " Dans cette étreinte et dans ce baiser, l'observateur appréhende la douleur avant un départ imminent et inévitable : après l'adieu poignant, la jeune fille restera seule, emplie de nostalgie, à se bercer dans une attente mélancolique, tourmentée par la crainte de ne plus jamais revoir son bien-aimé. "

 

Sonia Aloi

PS : Peut-être qu'on peut aussi en finir avec cette rhétorique de la jeune fille qui attend indéfiniment de façon romantique et soupire d'amour pleine de nostalgie.

(*) Le Risorgimento (mot italien signifiant « résurgence » ou « renaissance ») ou unification italienne est la période de l’histoire de l'Italie dans la seconde moitié du XIXe siècle au terme de laquelle les rois de la maison de Savoie unifient la péninsule italienne par l'annexion de la Lombardie, de Venise, du royaume des Deux-Siciles, du duché de Modène et Reggio, du grand-duché de Toscane, du duché de Parme et des États pontificaux au royaume de Sardaigne.

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mARTEdì di Sonia Aloi

Sonia Aloi ci offre un articolo dedicato all'arte ogni settimana. Oltre alla professione di designer, insegna arte e immagine nelle scuole medie e superiori. Oggi parla del Bacio di Francesco Hayez.

 

Oggi c’è bisogno di romanticismo per tutti con postilla finale.
Francesco Hayez è un pittore veneziano famoso per Il Bacio (la prima versione è del 1859) e per i messaggi patriottici criptati inseriti in molte sue opere.
Di questo dipinto ne esistono quattro versioni, la più famosa è quella attualmente conservata nella Pinacoteca di Brera a Milano. Tra le 4 versioni ci sono piccole variazioni di colore e dettagli. La seconda si differenzia per l’abito bianco della dama, la terza è un acquerello su carta invece che un olio su tela come le altre e la quarta si discosta per la presenza di un panno bianco adagiato sugli scalini e il verde acceso del mantello dell’uomo.
Il dipinto è ambientato in un contesto medievale ma nasconde un significato risorgimentale: l’addio del patriota prima di partire volontario per la guerra. Nell’atrio di un castello si consuma un languido e appassionato bacio tra due giovani amanti.
L’uomo è la parte attiva della scena trattenendo saldamente viso e testa dell’amata lei al contrario si abbandona alle effusioni. Il bacio è sensuale ma non tranquillo infatti lui appoggiando la gamba sul gradino mostra il pugnale e va a creare una posa instabile e nervosa. Anche se il bacio sembra immobilizzato in un clima di romantica sospensione in realtà è fugace, presto il giovane lascerà l’amata. Ad accentuare il tono drammatico compare un’ombra dietro il varco arcuato.

 

Negli anni 20 il direttore artistico della Perugina rielaborando il quadro di Hayez crea l’immagine dei due innamorati della scatola dei cioccolatini Baci Perugina. Anche la forma stessa del cappello dell’uomo nel dipinto ispirerà la forma stessa del famoso cioccolatino con la nocciola in alto.
Giuseppe Nifosi,
docente storia dell'arte:
«In questo abbraccio e in questo bacio, l’osservatore presagisce il dolore per una partenza imminente e inevitabile: dopo l’addio struggente, la fanciulla resterà sola, carica di nostalgia, a cullarsi nella sua attesa malinconica, affranta per il timore di non rivedere mai più il suo amato.»

 

Postilla finale. Magari possiamo anche finirla con questa retorica della fanciulla che sta ad aspettare romanticamente e a sospirare nostalgica per l’amato.

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