Aujourd’hui, c’est mARTdi ! – Oggi è mARTEdì : Federico Zandomeneghi

Aujourd'hui, c'est mARTdi !

Sonia Aloi nous propose chaque semaine un article consacré à l'art. Parallèlement au métier de dessinatrice, elle enseigne l'art et l'image dans les collèges et lycées. Aujourd'hui, elle évoque Federico Zandomeneghi.

Au lit – 1878

 

Federico Zandomeneghi (Venise 1841- Paris 1917)
Ce mARTdi, j'ai voulu me réfugier dans l'environnement intime et simple du tableau "Au lit" où une femme, aux traits doux, sensuels et informels, est prise dans un moment d'intimité. La figure féminine est construite selon la combinaison de la forme et de la couleur, privilégiant l'immédiateté expressive. L'abandon du sommeil s'exprime au fil de lignes douces et enveloppantes, la tête inclinée, les cheveux éparpillés sur l'oreiller, les draps doucement froissés, les décorations des tissus d'ameublement caressés par une lumière chatoyante provenant d'une source cachée : tout cela contribue à un résultat d'équilibre agréable et d'accords chromatiques. Parmi les couleurs utilisées prédomine un blanc éblouissant animé par des ombres légères qui définissent les tentures sans trop de contrastes de lumière. Le résultat final est obtenu presque en un clin d'œil mais sans superficialité, avec un regard profond et aigu, attentif et aimant, bienveillant et curieux sur l'univers féminin.
À la lumière de sa poésie personnelle, il n'est pas surprenant que Zandomeneghi travaille depuis de nombreuses années comme dessinateur de croquis pour des magazines de mode parisiens, par nécessité et par profession, mais aussi parce que cette activité lui permet d'explorer un monde, celui des femmes, qui l'intéresse et stimule sa créativité.
L'influence qu'il a reçue de ses amis impressionnistes Degas et Toulouse-Lautrec est manifeste. Federico s'est installé à Paris en 1874, qui était à l'époque le cœur culturel et artistique de l'Europe et qui attirait de nombreux artistes de nombreux pays. Le voyage de Zandomeneghi, qui ne devait au départ être qu'un court séjour, s'est avéré finalement être un choix de vie qui reste là pour toujours (dans les milieux artistiques français, on l'appelle Zandò). Il semble que l'artiste avec lequel il est le plus étroitement associé soit Degas, probablement en raison de la similitude de leurs caractères abrupts et quelque peu bourrus. Le destin les verra mourir la même année à quelques mois d'écart (septembre 1917 pour Degas, décembre pour Zandomeneghi). Federico hérite de son ami la coupe photographique des images avec la décentralisation fréquente de la figure et l'amour pour l'utilisation de la couleur pastel, appelée "peinture sèche", une alternative à la peinture à l'huile qui permet un rendu immédiat. Le chromatisme chaud de la Vénétie et le travail des couleurs vives demeurent une spécificité de l'artiste italien qui se caractérise par la variété et la vivacité par rapport à l'utilisation des tonalités par Degas et Renoir.
Il s'installera donc en France, mais après avoir répondu à ses forts sentiments patriotiques et rejoint Garibaldi dans l'Expédition des Mille en 1860, puis combat à ses côtés en 1866 pour la troisième guerre d'indépendance (pour cette raison, je dois l'aimer).
L'œuvre se trouve à Florence, dans la galerie d'art moderne du Palazzo Pitti.

Sonia Aloi

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mARTEdì di Sonia Aloi

Sonia Aloi ci offre un articolo dedicato all'arte ogni settimana. Oltre alla professione di designer, insegna arte e immagine nelle scuole medie e superiori.

A letto

 

Federico Zandomeneghi (Venezia 1841- Parigi 1917)
Per questo mARTEdì ho voluto rifugiarmi nell’ambiente intimo e semplice del dipinto “A letto” dove una donna dai tratti morbidi, sensuale e informale viene colta in un momento privato. La figura femminile è costruita secondo il binomio forma-colore privilegiando l’immediatezza espressiva. L'abbandono del sonno si esprime nell'andamento di linee morbide ed avvolgenti, il capo reclinato, i capelli sparsi sul cuscino, le lenzuola sofficemente scompigliate, i decori della tappezzeria luccicanti della luce proveniente da una sorgente nascosta, tutto concorre ad un risultato di gradevole equilibrio e di accordi cromatici. Tra i colori usati predomina un abbagliante bianco animato da ombre leggere che definiscono i drappeggi senza eccessivi contrasti di luce. Il risultato finale è raggiunto quasi di getto ma senza superficialità, con uno sguardo profondo ed acuto, attento e amorevole, benevolo e curioso sull’universo femminile.
Alla luce della sua personale poetica, non sorprende che Zandomeneghi per molti anni svolge l’attività di disegnatore di figurini per le riviste di moda parigine, per necessità e mestiere, ma anche per la possibilità che questa attività gli fornisce per indagare un mondo, quello della donna, che interessa e stimola la sua creatività.
La contaminazione ricevuta dagli amici impressionisti Degas e Toulouse-Lautrec e è evidente infatti Federico si trasferisce nel 1874 a Parigi che in quel periodo è il cuore culturale e artistico dell’Europa e richiama parecchi artisti da tanti paesi. Il viaggio di Zandomeneghi, iniziato con l’intenzione di una breve permanenza si rivela una scelta di vita restandoci per sempre (negli ambienti artistici francesi viene chiamato Zandò). Pare che l’artista con il quale lega di più sia proprio Degas probabilmente per la somiglianza dei loro caratteri bruschi e un po’ burberi. La sorte li vedrà morire nello stesso anno a distanza di qualche mese. Federico dall’amico eredita il taglio fotografico delle immagini con il frequente decentramento della figura e l’amore per l’uso del colore a pastello, chiamato “dipingere a secco”, un’alternativa alla pittura ad olio che permette immediatezza nella resa. Il caldo cromatismo veneto e la tavola di colori vivaci rimane, una caratteristica specifica dell’artista italiano che si caratterizza proprio per la varietà e vivacità in confronto all’uso tonale di Degas e Renoir.
Il trasferimento in Francia avviene però dopo aver risposto ai suoi forti sentimenti patriottici ed essersi unito a Garibaldi nell’impresa dei mille nel 1860 e aver poi combattuto al suo fianco nel 1866 per la terza guerra d’indipendenza (per questo mi tocca amarlo).
L’opera si trova a Firenze nella Galleria d'arte moderna di Palazzo Pitti.

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