Aujourd’hui, c’est mARTdi ! – Oggi è mARTEdì : Klimt

Aujourd'hui, c'est mARTdi !

Sonia Aloi nous propose chaque semaine un article consacré à l'art. Parallèlement au métier de dessinatrice, elle enseigne l'art et l'image dans les collèges et lycées. Aujourd'hui, elle évoque Gustav Klimt.

Klimt ne se bat pas pour changer l'art comme beaucoup l'ont fait, mais pour l'art lui-même, pour le droit de créer artistiquement. Les peintures sont une écriture magique qui, avec des taches de couleur, nous donne une vision intérieure du monde. L'art de la couleur domine l'âme humaine, un peu comme la musique. Pour ces idées, il faut que j'aime Gustav Klimt (Baumgartner, Vienne 1862 – Vienne 1918).
Il est le peintre le plus représentatif de l'Art Nouveau et en lui prévalent le symbole, l'évocation, le trait élégant, doux et sinueux, la bidimensionnalité des formes, la juxtaposition des couleurs, la préciosité, dans une fusion des composantes les plus variées, allant de la connaissance des mosaïques de Ravenne (divisionnisme chromatique, dépassement de la réalité, absence de volume) aux acquisitions artistiques (symbolisme, décadence) et psychanalytiques (expression de l'inconscient par la peinture) les plus récentes. Les découvertes de Sigmund Freud ont une grande influence sur l'œuvre de Klimt, qui parvient à pénétrer la dimension profonde et oubliée de l'âme. Sa peinture n'est pas seulement l'expression d'un monde intérieur en détresse morbide, comme il apparaît dans certaines de ses œuvres, mais aussi une poésie intime et une force intérieure.
L'œuvre "Le Baiser" de 1908 (huile sur toile) montre la marque de fabrique de Klimt : l'utilisation massive de la couleur or résultant de son amour pour les mosaïques byzantines.
Un homme et une femme s'embrassent tendrement dans un lieu imaginaire sur un bosquet fleuri, leurs corps semblent fusionnés. Il lui tient le visage doucement et en même temps vigoureusement, en se reposant sur son épaule gauche. Le visage de la femme a un teint très clair, ses joues sont légèrement rougies, et ses yeux fermés indiquent un état serein et détendu. Les personnages sont entourés de leurs mains, elle a le bras droit levé et la main sur le cou de son partenaire, et avec sa main gauche elle lui serre l'autre main. Tous deux portent des robes dorées, celle de la jeune femme étant très ajustée et caractérisée par des motifs abstraits et lumineux, laissant les jambes et les épaules découvertes tandis que sa tunique est large et ornée de rectangles noirs, blancs et gris. Les deux personnages sont indéterminés, les corps des deux amants sont confondus, ce qui met en évidence la nature amoureuse de leur relation ; même l'or du fond contribue à exprimer la fixité de l'espace et du temps, rendant l'amour qui les unit éternel, suspendu et immuable.
La composition de l'œuvre est très calibrée ; tout se joue sur la conception des masses, sur la suggestion des jeux chromatiques et la surface brillante de l'œuvre fourmillant de lumières et de couleurs.
Le travail de Klimt présente un contraste entre le figuratif et l'abstrait : la peinture abstraite s'arrête là où intervient la représentation de la figure humaine. L'homme et la femme, sous l'imagination des vêtements, n'ont ni volume ni corps, mais là où le tissu laisse entrevoir les visages, les mains, les bras, ils sont fidèlement représentés. Cela renforce le caractère concret de leur amour, qui n'est pas abstrait et idéal mais très humain : fragile, parce qu'il a besoin de protection, fort parce qu'il peut durer dans le temps.

Sonia Aloi

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mARTEdì di Sonia Aloi

Sonia Aloi ci offre un articolo dedicato all'arte ogni settimana. Oltre alla professione di designer, insegna arte e immagine nelle scuole medie e superiori.

 

Klimt non si batte per cambiare l’arte come molti hanno fatto ma per l’arte stessa, per il diritto di creare artisticamente. I quadri sono una scrittura magica che con macchie di colore ci trasmettono una visione interiore del mondo. L’arte del colore domina l’anima umana non diversamente da quella della musica. Per queste sue idee mi tocca amare Gustav Klimt (Baumgartner, Vienna1862- Vienna 1918).

Pittore più rappresentativo dell’Art Nouveau in lui prevalgono il simbolo, l’evocazione, la linea elegante, morbida e sinuosa, la bidimensionalità delle forme, l’accostamento dei colori, il preziosismo, in una fusione delle più svariate componenti, che vanno dalla conoscenza dei mosaici di Ravenna ( divisionismo cromatico, superamento della realtà, assenza di volume) fino alle più recenti acquisizioni artistiche (simbolismo, decadentismo) e psicanalitiche (l’espressione dell’inconscio attraverso la pittura). Le scoperte di Sigmund Freud incidono molto nelle opere di Klimt che riesce a penetrare nella dimensione profonda e dimenticata dell’anima. La sua pittura non è soltanto espressione di un mondo interiore morbosamente angosciato, come appare in alcune sue opere, ma anche intima poesia e forza interiore.
L’opera “Il Bacio” del 1908 (olio su tela) mostra il marchio di fabbrica di Klimt: l’uso massiccio del color oro risultato dell’amore verso i mosaici bizantini.

Un uomo e una donna si abbracciano teneramente in un luogo immaginario sopra un dosso fiorito, i loro corpi sembrano fusi. Lui sta stringendo dolcemente e allo stesso tempo con vigore il volto di lei che è appoggiato sulla propria spalla sinistra. Il viso della donna ha un colorito molto chiaro e le guance leggermente arrossate e gli occhi chiusi indicano uno stato sereno e rilassato. A circondare i personaggi ci sono le loro mani, lei con il braccio destro alzato e la mano sul collo del compagno e con la sinistra stringe l’altra sua mano. Entrambi indossano delle vesti dorate, quella di lei attillata e caratterizzata da motivi astratti e luminosi lasciando scoperte le gambe e la spalla mentre la tunica di lui è larga e decorata con rettangoli neri, bianchi e grigi. Le due figure sono indeterminate, i corpi dei due amanti si confondono evidenziando la natura amorosa del loro rapporto; anche l’oro dello sfondo contribuisce a esprimere fissità dello spazio e il tempo rendendo eterno, sospeso e immutabile l’amore che li unisce.
La composizione dell’opera è calibratissima, tutta giocata sul disegno delle masse, sulla suggestione dei giochi cromatici e la splendente superficie dell’opera brulicante di luci e colori.
L’opera di Klimt presenta un contrasto tra figurativo e astratto: la pittura astratta si ferma dove interviene la rappresentazione della figura umana. L’uomo e la donna, sotto la fantasia delle vesti, non hanno volume né corpo, ma dove la stoffa lascia intravedere i volti, le mani, le braccia, essi sono fedelmente raffigurati. Ciò rafforza la concretezza del loro amore, che non è astratto e ideale ma molto umano: fragile, perché ha bisogno di protezione, forte perché capace di durare nel tempo.

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