Le dessin du jour / Disegno del giorno : Philippe Pujo

Étude de combat (Abel et Caïn), pastel sec sur papier, 65x50cm.

Philippe Pujo vit et peint dans les Hautes Pyrénées. Pour lui, la peinture est avant tout au service des idées, et de ce que le spectateur peut en retirer, grâce à l’intérêt qu’il tente de susciter chez lui. Loin de prétendre à une peinture élitiste et fermée sur elle-même, les formes étranges et les toiles qu’il expose sont destinées au plus grand nombre, afin d’intriguer et de faire réagir le spectateur. Détenteur d’un Master en Philosophie, il développe sur ses toiles les idées Socratiques et Platoniciennes qu’il affectionne. Il a exposé en 2009 au Louvre au cours de l’exposition « Les Maîtres de demain ». Il expose depuis dans de nombreuses galeries (L'Âne bleu, Obrose, Paris 11e, Next, Toulouse, entre autres) et de nombreuses salles d’expositions.  Début février, il a exposé à l'Artelier à Tarbes, ce dont nous avions parlé sur L'Ambidextre mi-février.

Lorsque j'ai contacté Philippe Pujo, je lui ai demandé de nous présenter son tableau, dont les couleurs ont tout de suite retenu mon attention. "J’ai créé cette série d’études à la demande de Satie, la galeriste de l’Âne Bleu à Marciac, m'indique-t-il d'emblée. Elle organise, en collaboration avec la galerie MauMu, une exposition à l’ancien espace Equart du 15 Juillet au 30 Août  (avec un vernissage le 25 Juillet). À cette occasion elle souhaitait voir de toutes nouvelles pièces, et j’ai donc réalisé concrètement une série d’études que j’avais en tête depuis quelques mois, et qui accompagnent un travail plus global, qui traite du rapport entre le rationnel, tel qu’on peut le trouver dès la philosophie Platonicienne, et la « sauvagerie », au sens où l’entend Claude Levy-Strauss."

Il poursuit, après une pause : "Il s’agit d’inclure dans ce que nous appelons la Pensée, à la fois le rationnel, mais également la pensée « Sauvage », instinctive, basée sur une expérience du ressenti, l’observation concrète et sensible. En somme, agrandir le territoire de la pensée. En tant que peintre, je cherche donc à étendre sans cesse le rapport entre un sujet construit et son application plastique. Travailler en virtuose, précis, ou de manière très gestuelle sensitive, en remettant le sujet au centre de la peinture."

Mais alors pourquoi précisément cette série "Combats" ? "Je m’interroge beaucoup sur les rapports entre les hommes (et les femmes). Qu’ils soient physiques ou intellectuels, ils me semblent tous être rapports de force, à l’autre mais aussi à soi bien sûr. Voilà pourquoi je dessine depuis quelques temps, en guide d’études pour étayer ma réflexion par des traces visibles, des lutteurs, des danseurs, des guerriers. Et comme j’apprends en parallèle à observer mieux la peinture des grands maîtres anciens, je me suis tourné naturellement vers des dramaturgies de combats déjà visibles dans l’histoire de l'art, à savoir le traitement du thème Abel et Caïn, chez les grands maîtres, comme Rubens ou Bouguereau, pour les réinterpréter."

Choisir le premier combat fratricide, ce n'était certainement pas un hasard, est-on tenté de lui dire. Bien sûr, il confirme : "Mon choix d’Abel et Caïn n’est pas innocent, puisque il y a une dimension que j’affectionne dans le rapport du corps autant à l’intellect qu’au sacré, qui est pour moi tout aussi représentatif d’une partie de la pensée, et qui forme un tout. Ainsi la violence prend dans ces études plusieurs formes."

Sa page Facebook   –  Son site internet

Galerie à l'âne bleu – Ruelle à l’angle du 19 rue St-Pierre – 32230 MARCIAC – Tél. 33 (0)6 87 54 70 17 – Page Facebook

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Abele e Caino, pastello secco su carta, 65x50cm.

Philippe Pujo vive e dipinge negli Alti Pirenei. Per lui la pittura è soprattutto al servizio delle idee, e di ciò che lo spettatore può ottenere da esse, grazie all'interesse che cerca di suscitare in lui. Lungi dall'affermare di essere elitario e chiuso in se stesso, le strane forme e le tele che espone sono destinate al maggior numero, per incuriosire e far reagire lo spettatore. Titolare di un Master in Filosofia, sviluppa sulle sue tele le idee socratiche e platoniche che gli piacciono. Ha esposto nel 2009 al Louvre durante la mostra "Les Maîtres de demain". Da allora ha esposto in molte gallerie (L'Âne bleu, Obrose, Paris 11e, Next, Toulouse, tra le altre) e in molte sale espositive.  All'inizio di febbraio ha esposto all'Artelier di Tarbes, quello di cui avevamo parlato su L'Ambidextre a metà febbraio.

Quando ho contattato Philippe Pujo, gli ho chiesto di mostrarci il suo quadro, i cui colori hanno immediatamente attirato la mia attenzione. "Ho creato questa serie di studi su richiesta di Satie, il gallerista de L'Âne Bleu a Marciac", mi dice subito. In collaborazione con la galleria MauMu, organizza una mostra presso l'ex Espace Equart dal 15 luglio al 30 agosto (con vernissage il 25 luglio). In questa occasione ha voluto vedere pezzi inediti, e così ho realizzato concretamente una serie di studi che avevo in mente da qualche mese, e che accompagnano un lavoro più globale, che si occupa del rapporto tra il razionale, come si trova nella filosofia platonica, e la "ferocia", come la intende Claude Levy-Strauss".

Continua, dopo una pausa: "Si tratta di includere in quello che chiamiamo Pensiero, sia il pensiero razionale, ma anche quello "selvaggio", istintivo, basato su un'esperienza di sentimento, di osservazione concreta e sensibile. Insomma, per allargare il territorio del Pensiero. Come pittore, cerco quindi di estendere costantemente il rapporto tra un soggetto costruito e la sua applicazione plastica. Lavorare in modo virtuoso, preciso, o molto sensibile alla gestualità, rimettendo il soggetto al centro del quadro".

Ma allora perché proprio questa serie "Combattimenti"? "Mi chiedo molto sul rapporto tra uomini (e donne). Che siano fisiche o intellettuali, mi sembrano tutte relazioni di forza, con l'altro ma anche con se stessi, naturalmente. Ecco perché da tempo disegno, come guida allo studio per sostenere la mia riflessione con tracce visibili, lottatori, ballerini, guerrieri. E mentre sto imparando in parallelo ad osservare meglio la pittura dei grandi maestri antichi, mi sono naturalmente rivolto a drammatizzazioni di lotte già visibili nella storia dell'arte, ovvero la trattazione del tema Abele e Caino, nei grandi maestri, come Rubens o Bouguereau, per reinterpretarli".

La scelta del primo combattimento fratricida non è stata certo una coincidenza, si è tentati di dire. Naturalmente, conferma: "La mia scelta di Abele e Caino non è innocente, poiché c'è una dimensione che mi piace tanto nel rapporto del corpo con l'intelletto quanto con il sacro, che per me è altrettanto rappresentativa di una parte del pensiero, e che forma un tutto. Così la violenza assume molte forme in questi studi".

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