Le dessin du jour : Snöa von Zeu

Après une enfance au Maroc, Snöa von Zeu a grandi dans le sud de la France où elle est restée jusqu'à la fin de ses études de philo et anglais. Elle a ensuite vécu en Angleterre puis en Côte d'Ivoire, avant d'atterrir à Toulouse. "Je me sens donc à la fois de partout et de nulle part", dit-elle.

Conceptrice-rédactrice dans une agence de communication, son quotidien consiste plutôt à manier des mots et des concepts qu'à créer des images. C'est donc après le travail qu'elle dessine : "pour mon plaisir ou pour honorer des commandes".

"Cette période de confinement m'a beaucoup inspirée et encouragée à montrer davantage mes illustrations. Cette visibilité a permis de nouvelles collaborations et me stimule pour aller au bout de plusieurs projets illustratifs qui me tiennent à cœur", explique-t-elle. Elle travaille notamment sur un album jeunesse sur le thème de l'adoption : "Je suis maman d'une petite fille adoptée en Inde".

Je l'interroge alors sur le Dessin du jour.

"Cette série, "Nos vies covidiennes", était pour moi une manière d'illustrer, dans l'instantanéité, des aspects de nos quotidiens confinés. Ce personnage de femme nue est le symbole d'une société totalement démunie face à une pandémie qui est venue bousculer ses certitudes (un temps en tout cas). Ce dessin précisément a été réalisé au moment du déconfinement, alors que nous reprenions, plus ou moins timidement, le cours de nos vies. Il y avait beaucoup de questionnements sur ce que nous pouvions faire ou pas, beaucoup de craintes encore. C'est ce que j'ai tenté de traduire. J'essaie actuellement de compiler tous les dessins de la série pour en faire quelque chose de cohérent et voir ce que cela pourrait devenir…

Avec Summer in the cities, le sujet qui m'inspire aujourd'hui c'est celui de nos vies "confinées dans les villes", prisonnières du béton… alors qu'une vague verte déferle sur les grandes villes françaises… sauf sur celle où je vis !"

 

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Dopo un'infanzia in Marocco, Snöa von Zeu è cresciuta nel sud della Francia, dove è rimasta fino alla fine degli studi di filosofia e di inglese. Ha poi vissuto in Inghilterra e in Costa d'Avorio, prima di approdare a Tolosa. "Così mi sento sia da ogni parte che dal nulla", dice.

Come scrittrice concettuale in un'agenzia di comunicazione, la sua vita quotidiana consiste più nel gestire parole e concetti che nel creare immagini. È quindi dopo il lavoro che disegna: "per il mio piacere o per onorare le commissioni".

"Questo periodo di reclusione mi ha molto ispirato e mi ha incoraggiato a mostrare di più le mie illustrazioni. Questa visibilità ha permesso nuove collaborazioni e mi stimola a portare a termine diversi progetti illustrativi che mi stanno a cuore", spiega. In particolare, sta lavorando a un album per bambini sul tema dell'adozione: "Sono la madre di una bambina adottata in India".

Gli ho poi chiesto del Disegno del Giorno.

"Questa serie, 'Our Covidian Lives', è stata per me un modo per illustrare, in modo istantaneo, aspetti della nostra limitata vita quotidiana. Questo personaggio di donna nuda è il simbolo di una società totalmente indigente di fronte a una pandemia che è arrivata a scuotere le sue certezze (per un po' di tempo, comunque). Proprio questo disegno è stato fatto al momento del deconfinamento, quando più o meno timidamente abbiamo ripreso il corso della nostra vita. Ci sono state molte domande su cosa potevamo fare o non fare, molte paure. Questo è quello che ho cercato di tradurre. Attualmente sto cercando di compilare tutti i disegni della serie per rendere coerente qualcosa e vedere cosa potrebbe diventare…

Con Summer in the cities, il tema che mi ispira oggi è quello della nostra vita "confinata nelle città", intrappolata nel cemento… mentre un'onda verde si infrange sulle grandi città francesi… tranne quella dove vivo io!"

 

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