Aujourd’hui, c’est mARTdi ! – Oggi è mARTEdì : Arnold Böcklin

Aujourd'hui, c'est mARTdi !

Sonia Aloi nous propose chaque semaine un article consacré à l'art. Parallèlement au métier de dessinatrice, elle enseigne l'art et l'image dans les collèges et lycées. Aujourd'hui, elle évoque Arnold Böcklin.

Le jeu des naïades

Arnold Böcklin (Bâle, 16 octobre 1827 – San Domenico di Fiesole, 16 janvier 1901) est l'un des représentants les plus mûrs et les plus convaincus du symbolisme en peinture. Il cherche à exprimer son propre monde imaginaire et visionnaire par une représentation qui rend le sens de la peur caché sous la réalité visuelle.
Ses représentations sont capables de provoquer des suggestions en touchant les émotions les plus profondes et les plus primordiales de l'âme humaine : la faune, les bois, les fêtes et les processions païennes qui font appel à la sphère la plus charnelle de l'homme, et pour cette raison je dois l'aimer.

Dans l'œuvre "Le jeu des naïades" (huile sur toile, date inconnue), est représenté un groupe de nymphes marines enjouées, toutes rassemblées près d'un rocher violemment frappé par les vagues de la mer, les mêmes créatures semblant excitées par le flot de l'eau. Encouragées par les énormes vagues, certaines d'entre elles réalisent des prouesses acrobatiques sur le rocher. Outre les nymphes, il y a aussi des tritons qui semblent ressentir le sentiment de vertige agréable donné par la mer démontée. D'autres créatures se prélassent dans l'insaisissable mousse, imprégnées d'une joie docile.
Lors de son séjour à Naples, Böcklin se passionne pour les recherches menées à la station zoologique (centre de recherche sur les animaux marins), ce qui contribue à enrichir le fantastique bestiaire des créatures hybrides qui peuplent ses tableaux, et plus particulièrement les scènes marines. L'énergie créatrice de Böcklin, outre le choix des thèmes, se reflète également dans l'adoption d'une palette de couleurs éblouissante, visant à rechercher les alchimies qui déterminent la pureté des couleurs, véritables et uniques moteurs de la peinture.
L'un de ses objectifs est d'éviter le "sfumato léonardesque"
(1), qui atténue les dégradés de couleurs en les rendant dépourvus de luminosité, et d'expérimenter de nouvelles techniques qui améliorent la luminosité des couleurs, afin de les animer de la même lueur vitale que celle que l'œil humain perçoit lorsqu'il les voit. Il puise avec beaucoup d'enthousiasme dans les peintures murales de Pompéi, admirées au Musée archéologique de Naples, et étudie les procédés des anciens maîtres en manipulant les composants chimiques des pigments et en expérimentant des émulsions. Les couleurs des tableaux de Böcklin sont lumineuses, sonores, profondes et contribuent à accentuer le caractère surréaliste des compositions.

Sonia Aloi

(1) Le "sfumato" est une technique de peinture dont Léonard de Vinci avait le secret, qu'il décrivait comme “sans ligne ni contour, à la façon de la fumée ou au-delà du plan focal”. En clair, une impression de volume, un peu vaporeuse autour des visages et des contours. Ceux que cela intéresse pourra consulter un article du site francetvinfo de 2014 qui évoque cette technique : Le mystère du "sfumato" de Léonard de Vinci enfin levé.

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mARTEdì di Sonia Aloi

Sonia Aloi ci offre un articolo dedicato all'arte ogni settimana. Oltre alla professione di designer, insegna arte e immagine nelle scuole medie e superiori.

Il gioco delle Naiadi

Arnold Böcklin (Basilea, 16 ottobre 1827 – San Domenico di Fiesole, 16 gennaio 1901) è uno degli esponenti più maturi e convinti del Simbolismo in pittura, teso ad esprimere il proprio mondo fantastico e visionario attraverso una rappresentazione che rende il senso pauroso nascosto sotto la realtà visiva.
Le sue raffigurazioni sono in grado di provocare suggestioni toccando le emozioni più profonde e primordiali dell’animo umano: fauni, boschi, feste e processioni pagane che alludono alla sfera più carnale dell’uomo e per questo mi tocca amarlo.

Nell'opera “Il gioco delle Naiadi” (olio su tela, data sconosciuta), è raffigurato un gruppo di giocose ninfe marine tutte riunite presso uno scoglio violentemente colpito dalle onde del mare, le stesse creature appaiono eccitate per l’impeto dell’acqua. Incitate dalle enormi onde alcune di esse si cimentano in imprese acrobatiche sulla roccia. Insieme alle ninfe ci sono anche dei tritoni che sembrano ugualmente provare il senso di piacevole vertigine dato dal mare in burrasca. Altre creature si crogiolano nella schiuma sfuggente pervase da una docile gioia.
Durante il suo soggiorno a Napoli, Böcklin si appassiona alle ricerche della stazione zoologica (centro di ricerche sugli animali marini), questi studi contribuiscono ad ampliare il bestiario fantastico delle creature ibride che popolano i suoi quadri, più in particolare le scene di mare. L'energia creativa di Böcklin, oltre che nella scelta dei temi, si concretizza anche nell'adozione di una tavolozza di colori smagliante, volta a ricercare le alchimie che determinano la purezza dei colori, i veri e unici motori della pittura.
Un obiettivo di Böcklin è quello di evitare lo sfumato leonardesco, che smorza le gradazioni cromatiche rendendole prive di luminosità, e sperimentare nuove tecniche che esaltano la luminosità dei colori, nel tentativo di animarli dello stesso bagliore vitale che percepisce l'occhio umano quando li vede. Attinge con molto entusiasmo dai dipinti murali di Pompei, ammirati al museo Archeologico di Napoli, studia e indaga i procedimenti dei vecchi maestri manipolando le componenti chimiche dei pigmenti e sperimentando emulsioni. I colori dei quadri di Böcklin sono luminosi, sonori, profondi e contribuiscono ad accentuare il carattere surreale delle composizioni.

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